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travaux:reflexions:retribution-et-communs

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cacatoes
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cacatoes
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 ====== Les communs, la rétribution, à quoi ça nous fait penser ? ====== ====== Les communs, la rétribution, à quoi ça nous fait penser ? ======
  
-===== Paysage et définition =====+===== La rétribution =====
  
-http://www.cnrtl.fr/definition/r%C3%A9tribution+Cette page est une retranscription et la poursuite d'une réflexion collective sur le thème de la «rétribution» dans le cadre des «communs»Nous disposions de peu d'éléments de définition et avons donc réfléchi sur ces concepts encore vagues. Plus concrètement on pense surtout aux modèles de financement des activités bénévoles, et aux diverses plateformes numériques qui proposent de gérer des flux d'argent entre des personnes.
  
 +Une définition : http://www.cnrtl.fr/definition/r%C3%A9tribution
  
-==== Perpétuer des activités à fort enjeu social et peu d'enjeux commerciaux ====+Est-ce qu'on parle de salaire ? Ou de rentrer dans ses frais ?
  
-Note: les réflexions ci dessous sont mal parties, en confondant rétribution et don. La rétribution est là en l'échange d'un travail. Le don est plus "libre".+  * Un certain nombre d'activités cherche à rentrer dans leurs frais, d'autant plus envisageable que les frais ne sont pas astronomiques (prix libre, publicité, minage de bitcoin), servent à financer sites web, production d'albums CDsdéfrayer des groupes qui jouent en concert... 
 +  * La rétribution sous-entend qu'il peut s'agir d'une alternative au salaire, un moyen de subsistance, ou d'une aide financière. 
 +  
 +Une économie conçue pour arranger ceux qui l'ont conçue et en comprennent les règles :
  
-La «rétribution» est un geste non obligatoire. Avec souvent comme marché tacite que «l'activité / le service» peut cesser s'il n'y a plus rétribution.+  * Les «campagnes de financement participatif» fonctionnent à peu près mais ont un gros problème : elles dépendent de l'attention (plus facile de financer la «tendance» que «l'utile»), autrement dit ces modèles de rémunération sont très sujets au marketing. 
 +  * Même problème avec les plateformes de “répartition”, il s'agit de se valoriser et de se démarquer des autres. 
 +  * On soupçonne Bitcoin d'être une pyramide de Ponzi, ou en tout cas l'existence de personnes très riches dûes à des causes qu'elles ont elles-même créées. 
 +  * Prudence par rapport à la possibilité d'obtenir un revenu substantiel via ces solutions. Un peu comme le loto, ce ne sera possible que pour une minorité bien marketée.
  
-L'idée du «don» en l'échange d'un temps bénévole n'est pas nouvelle.+Il manque au modèle une analyse sociale et politique :
  
-Il fut un temps où les webmasters mettaient des jolis boutons paypalSouvent sans succès, en tout cas avec moins de succès que la publicité rémunérée.+  * La rétribution s'inscrit dans quelle lignée/courant politique ? 
 +  * Pour chaque modèle économique envisagé, quel est le rapport de classes sous-jacent ? Ce rapport de classe est-il révolutionnaire (enclenche t-il son propre renversement ?) 
 +  * S'agit-il vraiment de valoriser le travail bénévole ou de le quantifier ? Quantifier des pratiques qui jusque là étaient épargnées de tout rapport d'insubordination à la monnaie, c'est ce que fait le libéralisme économique. 
 +  * S'il s'agit de faire évaluer sa force de travail par les pairs plutôt que par les patrons. On ne sort pas de la marchandisation de l'humain, de sa force de travail et de son produit, on reste dans du prolétariat et l'asservissement de l'humain à l'économie. 
 +  * Nous ne devrions pas taire le fait que l'origine du problème se situe dans notre modèle économique (et social) actuel. Le contrôle de la monnaie par les banques d'une part, le monde du travail de l'autre. Si la rétribution ne cherche qu'à coexister avec ces modèlesalors elle n'en fait pas la critique et n'est pas porteuse d'avancée sociale. Note : le Bitcoin a un temps effrayé les banquiers. 
 +  * Quel rapport avec les autres moyens de subsistance. Si en tant que bon bénévole ma comunauté me fournit un revenu cacahuète (rétribution), est-ce que je vais m'en sortir et ne plus avoir à m'inscrire au Pole Emploi ni à quémander un RSA ? 
 +  * Un problème : la précarité, comment y répondre ? (ici, on est peut-être hors sujet)Le précaire a-t-il quelque chose à espérer de la rétribution ?
  
-Certains sites (notamment liés à la distribution de contenus audiovisuels non autorisée) parviennent à récolter des dons.+=== Des classes ? ===
  
-Le prix libre est pratiqué généralement avec succèspour «rentrer dans les frais».+Schéma 1 : Bienfaiteurs (classse aisée)bénévoles (classe moyenne), assistés (classe défavorisée). 
 +Les bénévoles ne peuvent pas toujours assumer à la fois l'investissement en temps, et en argent. Si ce sont les classes sociales défavorisées qui sont visées par les bénévoles, ces dernières ne peuvent pas être les payeuses, comme dans un rapport commercial conventionnel.
  
-Les «campagnes de financement participatif» fonctionnent à peu près : c'est le bling bling qui l'emporteet donc le marketing.+Le bénévole doit donc trouver l'argent de sa propre pocheou d'autres personnes solidaires.
  
-===== Quelle ambition peut avoir la rétribution ? =====+Schéma 2 : les bienfaiteurs sont aussi les assistés.
  
-S'agit-il de rentrer dans ses frais, d'offrir un salaire aux bénévoles, ou d'autre chose ?+Le rapport de classe apparaît moins ici. 
  
-Non, le but de la rétribution n'est sans doute pas d'offrir une alternative au salaire, ni d'être un moyen de subsistance. Cela permet, du moins pour le moment, que les personnes qui s'investissent n'aient pas à *trop* investir mais puissent récupérer une partie de leur investissement, ne serait-ce que pour poursuivre leur activité.+=== Rémunération ===
  
-Modèle social :  +  Prix libre 
-  des activités remboursées +  * Revenu de Base 
-  * travail, des activitées rémunérées +  * RSA
-  * bénévolat, absence de formalisation de la rémunération ?+
  
-Il apparaît que «la rétribution» correspond à un besoin et à une pratique, les plateformes de "répartition" sont utilisées, les usagers en font la promotion (on peut les soupçonner de vouloir plus de gens pour obtenir plus de sous, des soupçons existent notamment sur le fait que Bitcoin soit une pyramide de Ponzi, mais il peut aussi s'agir d'une volonté de faire fonctionner une économie, et donc simplement de la rendre effective : les échanges monétaires deviennent possibles).+=== Précarité ? ===
  
-Le frein à l'adoption fait que les échanges monétaires ne sont pas toujours possible, et que l'engrenage ne parvient pas à s'enclencher. S'il s'agit de financer par exemple la plateforme The Pirate Bay, est-ce que ses usagers sont déjà en possession d'un portefeuille Bitcoin +Un modèle économique qui n'entretient pas de rapport avec la précarité ?
  
-Schéma 1 : Bienfaiteurs (classse aisée), bénévoles (classe moyenne), assistés (classe défavorisée). +  * seuil de pauvreté
-Les bénévoles ne peuvent pas toujours assumer à la fois l'investissement en temps, et en argent. Si ce sont les classes sociales défavorisées qui sont visées par les bénévoles, ces dernières ne peuvent pas être les payeuses, comme dans un rapport commercial conventionnel. +
-Le bénévole doit donc trouver l'argent de sa propre poche, ou d'autres personnes solidaires. +
- +
-Schéma 2 : les bienfaiteurs sont aussi les assistés. +
-Le rapport de classe apparaît moins ici.  +
- +
-Qq notions liées à la précarité : +
-  * seuil de pauvreté +
   * posséder des papiers   * posséder des papiers
   * avoir un toit   * avoir un toit
   * avoir un emploi   * avoir un emploi
  
 +  * [[wpfr>Précarité]]
 +  * [[https://fr.wiktionary.org/wiki/pr%C3%A9carit%C3%A9|Précarité (wiktionary)]]
  
 +===== Les communs =====
  
-==== La rétribution en tant que modèle social, qu'imagine t-on ? ==== +  [[https://avisdetempetes.noblogs.org/files/2019/11/Avisdetempetes23.pdf|Avis de Tempetes n°23]]«Res communis ou res nullius ?»En résumé, la critique dans cet article dit plusieurs choses : les communs peuvent s'étendre à des choses absurdescomme «le travail»«l'université (carriériste)» de façon à réhabiliter ces institutionsElle n'entre pas dans le détail des questions de gouvernancemais sous-entend que l'autogestion a été diluée et récupéréeElle défend l'absence de propriété (res nullius).
- +
-==== Le Revenu de Base ==== +
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-==== Les aides sociales (RSA...) ==== +
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-==== Questions ==== +
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-  La rétribution s'inscrit dans quelle lignée politique ? +
-  * S'agit-il vraiment de valoriser le travail bénévole ou de le quantifier ? Quantifier des pratiques qui jusque là étaient épargnées de tout rapport d'insubordination à la monnaie, c'est ce que fait le libéralisme économiqueOn ose encore se demander ce que "vaut" l'autre ou ce qu'on vaut soi-même bien que nous soyions dans des situations qui éxigent des solidarités immédiatesOn s'en fout du mérite. +
-  * Est-ce que le Revenu cacahuète peut évoluer pour devenir plus significatif, et vraiment soutenir l'investissement bénévole ? +
-  * Le revenu cacahuète peut-il être une source primaire de revenu, ou bien une façon de renflouer un salaire insuffisant ? +
-  * Pourquoi y a-t-il des bénévoles ? +
-  * Innovation sociale, revenu cacahuète, foutage de gueule ? La rétribution est-elle un mirage pour le précaire ? +
-  * Si en tant que bon bénévole ma comunauté me fournit un revenu cacahuète, est-ce que je vais m'en sortir et ne plus avoir à m'inscrire au Pole Emploi ni à quémander un RSA ? +
-  * Ne crachons pas dessus, il peut s'agir d'une micro-économie pour rembourser les frais engendrés par une activitéMais les bénévoles n'ont toujours rien à se mettre dans les poches. Est-ce vraiment çapouvoir continuer à suivre sa petite passion (qui au demeurant peut avoir une forte utilité sociale) sans en même temps fournir à la fois l'énergie et l'argent (investi car on ne pouvait raisonnablement pas faire autrement) ? +
-  * Peut-on proposer un confort de vie à la population tant que l'idéologie du travail subsiste ? +
-  * Ne faut-il pas plutôt rompre sa dépendance au monde marchand ? +
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-==== Notre position ==== +
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-  * Prudence par rapport à la possibilité d'obtenir un revenu substantiel via ces solutions. Un peu comme le loto, ce ne sera possible que pour une minorité bien marketée. +
-  * Nous ne devrions pas taire le fait que l'origine du problème se situe dans notre modèle économique (et social) actuel. Le contrôle de la monnaie par les banques d'une part, le monde du travail de l'autre. Les deux contribuent à répandre la précarité. +
-  * Les micro-échanges monétaires correspondent à un réel besoin et sont donc un outil pratique pour des personnesnotamment bénévoles oeuvrant vers l'intérêt général et la solidarité. Bien que l'adoption soit encore trop faible pour que les rouages soient huilésce qui cantonne l'usage à un certain profil de personne qui connaît et sait utiliser ces outils. +
-  * S'il s'agit de faire évaluer sa force de travail par les pairs plutôt que par les patrons. On ne sort pas de la marchandisation de l'humain, de sa force de travail et de son produit, on reste dans du prolétariat et l'asservissement de l'humain à l'économie. +
-  * ... +
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-===== Points retenus de tout ce charabia ===== +
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-  * Un certain nombre d'activités cherche à rentrer dans leurs frais, d'autant plus envisageable que les frais ne sont pas astronomiques (prix libre, publicité, minage de bitcoin), servent à financer sites web, production d'albums CDs, défrayer des groupes qui jouent en concert... +
-  * Les «campagnes de financement participatif» fonctionnent à peu près mais ont un gros problème : elles dépendent de l'attention (plus facile de financer la «tendance» que «l'utile»), autrement dit très sujet au marketing. +
-  * Même problème avec les plateformes de “répartition”. +
-  * On soupçonne Bitcoin d'être une pyramide de Ponzi, ou en tout cas l'existence de personnes très riches dûes à des causes qu'elles ont elles-même créées. +
-  * Non, le but de la rétribution n'est sans doute pas d'offrir une alternative au salaire, ni d'être un moyen de subsistance. Cela permet, du moins pour le moment, que les personnes qui s'investissent n'aient pas à *trop* investir mais puissent récupérer une partie de leur investissement, ne serait-ce que pour poursuivre leur activité. +
-  * Pour chaque modèle économique envisagé, quel est le rapport de classes sous-jacent ? Ce rapport de classe est-il révolutionnaire (enclenche t-il son renversement ?) +
-  * Un problème : la précarité, comment y répondre ? (ici, on est peut-être hors sujet). Le précaire a-t-il quelque chose à espérer de la rétribution ? +
-  * La rétribution s'inscrit dans quelle lignée/courant politique ? +
-  * S'agit-il vraiment de valoriser le travail bénévole ou de le quantifier ? Quantifier des pratiques qui jusque là étaient épargnées de tout rapport d'insubordination à la monnaiec'est ce que fait le libéralisme économique. +
-  * Quel rapport avec les autres moyens de subsistance. Si en tant que bon bénévole ma comunauté me fournit un revenu cacahuète (rétribution), est-ce que je vais m'en sortir et ne plus avoir à m'inscrire au Pole Emploi ni à quémander un RSA ? +
-  * Prudence par rapport à la possibilité d'obtenir un revenu substantiel via ces solutionsUn peu comme le loto, ce ne sera possible que pour une minorité bien marketée. +
-  * Nous ne devrions pas taire le fait que l'origine du problème se situe dans notre modèle économique (et socialactuel. Le contrôle de la monnaie par les banques d'une part, le monde du travail de l'autre. Si la rétribution ne cherche qu'à coexister avec ces modèles, alors elle n'en fait pas la critique et n'est pas porteuse d'avancée sociale. +
-  * Les micro-échanges monétaires correspondent à un réel besoin et sont donc un outil pratique pour des personnes, notamment bénévoles oeuvrant vers l'intérêt général et la solidarité. Bien que l'adoption soit encore trop faible pour que les rouages soient huilés, ce qui cantonne l'usage à un certain profil de personne qui connaît et sait utiliser ces outils. +
-  * S'il s'agit de faire évaluer sa force de travail par les pairs plutôt que par les patrons. On ne sort pas de la marchandisation de l'humain, de sa force de travail et de son produit, on reste dans du prolétariat et l'asservissement de l'humain à l'économie. +
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